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mon cactus 24/09/2013

Posted by longuevieauroi in Non classé.
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J’avais un cactus.
Je l’arrosais de temps en temps,
Quand j’y pensais,
Quand j’avais de l’eau
Quand je me disais qu’il en avait besoin

Il restait sur le bord de la fenêtre,
à profiter du soleil
quand j’oubliais qu’il faisait beau
et je l’arrosais de temps en temps
il n’avait pas besoin beaucoup d’eau

un jour je suis passé à côté de la fenêtre
et j’ai vu un bourgeon
il y avait un bourgeon
et il m’a dit « je peux devenir une fleur »
il allait y avoir une fleur sur mon cactus

alors je l’ai arrosé
je me suis repris pour toutes les fois
que j’oubliais de l’arroser
que je l’oubliais
que j’oubliais le soleil

je l’ai beaucoup arrosé
je l’ai trop arrosé
j’ai trop arrosé le bourgeon
il m’a crié « je me noye »
je l’ai presque noyé
je pensais avoir noyé la fleur
avant même son éclosion

J’ai arrêté d’arroser mon cactus,
j’ai arrêté d’arroser le bourgeon
et j’avais peur de ne jamais voir la fleur
mais j’avais un verre d’eau dans les mains

mais un soir le bourgeon m’a chuchoté
« j’ai quand même besoin d’eau
je veux quand même que tu m’arrose »
et moi je voulais voir une fleur

alors je l’ai arrosé
mais j’avais encore peur de le noyer
et maintenant je ne sais plus
quand arroser mon cactus

je n’ai jamais su quand arroser mon cactus

je ne sais pas si le bourgeon deviendra une fleur
je ne sais pas quand il a soif

mon cactus est toujours sur le bord de ma fenêtre
le bourgeon est encore sur le cactus
je veux voir la fleur

je ne sais pas si la fleur est toujours dans le bourgeon
à attendre
je ne sais pas combien d’eau lui donner

mais un cactus ça ne parle pas
même si j’aimerais ça
mais j’ai toujours un cactus

et j’ai toujours un bourgeon
et j’ai toujours envie de voir la fleur
et je bois mon verre d’eau tranquillement

half empty bed 05/09/2013

Posted by longuevieauroi in Non classé.
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Insomnie, angoisses et chambre d’hôtel,
solitude, incertitude et lit king sized,
à moitié vide

La dernière chose que tu m’as dite c’est
J’ai de la peine

Et moi j’ai répondu
comme un cave
avec une joke plate
des platitudes philosophiques
et un appel à l’aide

Aide moi à comprendre t’es où
Aide moi à savoir quoi te dire
Aide moi à t’aider si je peux

J’ai peur que tu me dises que
tu ne veux pas de mon aide
J’ai peur mais je suis moumoune
Et je n’ai pas de colonne

J’ai peur que tu me laisses tomber
mais je n’ai pas les couilles
pour t’en empêcher

Flushe moi s’il le faut
Mais flushe moi clean
Ou encore
Explique moi pourquoi tu hésites
avec ta main sur la chasse

Chaque minute où le sommeil tarde à m’atteindre
Est une minute où je m’imagine le pire
En pire en pire

Les pires scénarios s’empilent dans ma tête comme autant d’écrivains ratés dans un café cheap
Ils savent qu’ils sont tous déchus et pathétiques
Mais ils écrivent quand même.
En attendant d’être découverts, publiés, adulés,
Ils écrivent mal.
Ils écrivent des aventures, des histoires d’amour, des jokes,
mais maladroitement et sans panache.

J’ai mal, j’ai de la peine, je trippe pas
Quand t’as de la peine et que tu trippes pas
et que je sais pas pourquoi

Je sais pas si la lumière au bout du tunnel
c’est l’extérieur ou bien le train
Mais je ne connais pas ce tunnel
Je ne sais pas s’il y a une sortie de secours
Et je m’en crisse un peu parce que
Je savais que c’était un tunnel
et je suis rentré pareil

Est-ce que mon attention et mes fleurs
dans toute leur naïveté
te compliquent la vie?

J’ai envie que tu me prennes dans tes bras,
mais tu ne lira pas cette lettre à temps.

Beau temps – Good times 27/05/2012

Posted by longuevieauroi in Non classé.
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Mon pays brûle pendant qu’on profite du beau temps
Les terrasses, la plage
Les ventes de garage
Boules de feu, routes fermées
Longue fin de semaine.

Mon pays brûle mais on le voit pas brûler; on profite du beau temps.

Mon pays bout dans la casserole oubliée sur le rond dans le coin de la salle.
Bouillant de colère et de frustation
Brûlant les mains de ceux qui essayent
de jeter l’eau à l’évier,
ou sur la face des gens qui dorment
pendant qu’ils rêvent au beau temps
En pensant que c’est vrai.

Un gros napperon en carré rouge est placé sur la table.
Les couverts sont placés, on a faim. On mange des toast au beurre d’érable en attendant. On attend de voir si on va manger de la soupe au cheveux.

Mon pays ce n’est pas mon pays c’est la toune de Patsy Gallant.
From LA to New York, from New York to LA
Gary Bettman doit être content,
Mais moi je regarde le baseball.

Un humoriste en peine d’amour
s’est organisé une tournée un peu n’importe où.
Seriously, Regina, Sudbury, Edmonton.
Il pourrait s’aider un peu.
Je pense qu’il avait juste besoin de voyager.
Aller ailleurs.

Voir autre chose.

Mais le p’tit caliss m’a fait pensé.
À sa peine d’amour, à mon pays, et aux écureuils.
À autre chose que le beau temps.

Et là je me rends compte,
dans un beau gros kegger sur Lansing
où j’ai payé cher pour boire quelques bières
que la raison pour laquelle je suis parti
c’est pas la même raison pour laquelle je suis revenu.

Je m’éloigne de mon pays.
Non. Il s’éloigne de moi.
Et plus je m’éloigne de lui, plus je me rapproche d’autre chose.

Autre chose.

Massacre, sacres et coups de masse 16/05/2012

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J’aimerais pouvoir dire que j’écris. Quand on me demande ce que je fais. Mais je ne peux pas vraiment. Pas parce que ce n’est pas vrai; une grande partie de mon revenu me vient de tâches reliées à l’écriture. Je ne peux pas me dire auteur, scénariste, poète, ou  polémiste. Je n’écris pas. Je parle.

Et je parle fort. Et je dis ce que je pense/des niaiseries. Je ne finis une phrase que lorsque je suis certain qu’elle sera interessante.

Ce qui donne que quand j’écris, je n’écris pas. Je peinture à grand coup de rouleau la page blanche. Je criss un gallon d’idées sur le mur blanc de l’écran. Je passe la chainsaw dans mon subconscient et je crache les motons de mots.

Tout ça sans savoir ce que ça va donner.

Je me sens comme un peintre devant une motte de glaise. Je ne sais pas sculpter.

the art of war / lors de la guerre 18/12/2011

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je danse sous la pluie
sur la tombe
du silence avant l’orage

j’m’attends moi aussi
que la bombe
soit lancée avant longtemps

le cratère 14/12/2011

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quand j’étais petit j’comprenais pas les frontières

mon pays était coupé en deux par un ligne imaginaire

un beau p’tit lac en long pis une coupe de rivières

autoroute d’un bord, autoroute l’autre bord

j’pars avant midi parce que j’aime pas conduire le soir

pis entre sudbury et montréal il fait toujours beau quelque part

me semble non?

Philippe B – La dérive des continents 09/12/2011

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La maison brûle lentement, et l’oxygène se consomme.
La dérive des continents gouverne le destin des hommes.

Un arbre qui tombe en silence. Une perdrix qui s’envole.
Quand je pleure mes forêts blanches, souvent la prairie me console.

La maison penche lentement, et le feu prend après la branche.
c’est la chimie des éléments, c’est le hasard de l’avalanche
c’est la mémoire des éléphants, c’est le pétrole et l’uranium
la dérive des continents gouverne le destin des hommes.

presque pas l’hiver 26/11/2011

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Dr Me 16/11/2011

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Gin dans le koolaid, whiskey dans la gatorade

toke sur du high grade: solution band aid

Intern – unpaid, need an upgrade

un jour m’a être millionnaire self made.

"Fuck l’hypothèque man, the house is paid

plus I got a french maid for afternoon play."

Greenhouse, segway, shark week en HD,

là j’ai rien mais un jour watch moé.

D’ici là je reste dans mon coin, paumé

écoeuré, pis un p’tit peu décalissé.

Pluggé sur la TV pour écouter chialer

Martineau, Mario pis Denise Bombardier.

Entre une infopub pis une fausse pub de St-Hub

on me vend de la bière avec une vieille toune de Malajube

Pour me changer les idées; self-medicate,

I’m my own doctor – I don’t check the prostate.

insomnie 03/11/2011

Posted by longuevieauroi in Non classé.
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l’insomnie m’inspire

comme une main inspire un bas

l’insomnie me pogne par en dedans

et le bas sale qu’est mon corps

se met à se prendre pour quelqu’un

qui a quelque chose à dire

peut-être

l’insomnie m’inspire

comme un sou inspire un rouleau

l’insomnie me remplit petit à petit

de mots et de pensées

des morceaux d’un tout,

tous si insignifiants

que je les mettrait à la poubelle

si je les trouvait dans mon porte poussière

l’insomnie m’inspire

comme un lever de soleil qui surprend

l’insomnie me déplace dans le temps

et je me perds dans ma chronologie

mais je sais que la journée qui commence

ne m’appartient pas

l’insomnie m’inspire
comme quelqu’un
qui a quelque chose
à dire
à quelqu’un
peut être

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