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recherche… 03/11/2009

Posted by longuevieauroi in Musings.
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Jeune universitaire débordé recherche échappatoire au féminin, pour l’aider à traverser l’imminent retour de l’hiver.

Main froide recherche poche dans lequel se réfugier.

Estomac vide recherche partenaire avec qui faire le plein

Bras gallant avec parapluie recherche tête à protéger

Front exposé cherche lèvres généreuses pour quelques baisers opportuns et bien placés

Yeux dans le beurre recherchent regard qui fait fondre

Gueule de bois recherche sourire chaleureux pour huiler la machoîre

Lit double à moitié vide recherche corps chaud

Jeune universitaire débordé recherche échappatoire.

Bon Matin 02/11/2009

Posted by longuevieauroi in textes.
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Il est tard. Ou plutôt, il est tôt.

Je reviens de l’école. À six heures du matin.

Il est six heures du matin et je m’assoie sur le divan. Je le mérite.

J’entends un bruit dans la cuisine. Je ne me lève même pas. Je sais c’est quoi. C’est des mots. Ou plutôt, ce sont mes mots. Mes mots, qui, au lieu de venir s’asseoir avec mois et me parler de la vie, se font des grill cheese dans la cuisine. Et bien sur, ils ne feront pas la vaisselle.

Ils me font ça des fois, quand je suis fatigué ou quand j’ai la tête ailleurs. Ils se pointent, j’ai conscience d’eux, je les perçois au bord de mon champ de vision. Mais comme les marmottes qui habitaient dans ma cour arrière, ils dégagent dès que je les remarque. Pas le temps de faire le focus. Pas le temps d’ajuster le volume. Pas le temps d’attacher mon lacet. Partis. Sauf que je sais qu’ils sont là; le four est allumé et je n’ai plus de lait.

Ils partent si vite que je doute parfois de mes sens. Ils partent si vite que je commence à douter de leur existence. Je commence à me demander si j’ai vraiment des mots. Je commence à me demander si j’ai mes propres mots. Après tout, les mots des autres sont aussi très beaux. Je peux m’exprimer avec les mots des autres, alors pourquoi prendre le temps d’apprivoiser les miens?

Après tout, ils ne font même pas leur propre vaisselle.

Eh bien voilà. Je renonce à mes mots. Comme ça je vais pouvoir avoir la paix. Bonne nuit.  Où plutôt, bon matin.

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